DPE à Montreuil, Versailles : comprendre le bâti et les enjeux immobiliers

Publié le 13 septembre 2026 5 min de lecture

À Montreuil, les 3 351 DPE analysés décrivent un quartier très majoritairement composé d’appartements et marqué par les constructions de 1948 à 1974. Les étiquettes D et E dominent, tandis que la proportion de logements classés F ou G dépasse celle observée à Versailles.

DPE à Montreuil, Versailles : comprendre le bâti et les enjeux immobiliers — Versailles

Le dossier énergétique de Montreuil repose sur 3 351 diagnostics de performance énergétique géolocalisés, issus d’un échantillon analysé de 15 000 DPE à Versailles. Ces observations permettent de caractériser les biens diagnostiqués dans le quartier, de situer leurs résultats par rapport aux indicateurs communaux et de préparer les questions utiles à une vente ou à une location. Elles ne constituent toutefois pas un inventaire exhaustif de tous les logements de Montreuil. Les proportions présentées doivent donc se lire comme celles du corpus étudié, sans attribuer automatiquement ses caractéristiques à chaque adresse. Le portrait qui se dégage associe une forte présence d’appartements, un bâti largement antérieur à 1975 et des résultats énergétiques principalement situés dans les classes D et E.

Un bâti dominé par les appartements de 1948 à 1974

ÉtiquetteLogements diagnostiqués (Montreuil)Part du quartier
A10,0 %
B80,2 %
C2437,3 %
D1 35740,5 %
E1 13834,0 %
F3229,6 %
G2828,4 %
Source : ADEME, base DPE logements existants, diagnostics géolocalisés dans l'IRIS Montreuil (Versailles).

La période 1948-1974 représente 69,7 % des diagnostics de Montreuil : elle constitue nettement la séquence de construction dominante dans les données disponibles. Les logements antérieurs à 1948 comptent pour 20,5 %, et l’ensemble du bâti construit avant 1975 atteint 90,2 %. Le quartier présente ainsi un profil ancien, mais différent de celui que suggérerait une prédominance des constructions d’avant-guerre. La distinction est importante à Versailles, où la part du bâti antérieur à 1948 s’élève à 41,1 %. Les maisons individuelles ne représentent que 3,7 % des biens diagnostiqués à Montreuil, le reste étant constitué d’appartements. Pour un propriétaire comme pour un candidat acquéreur, ces repères décrivent le contexte immobilier local sans suffire à établir l’état de l’isolation, les équipements ou les travaux déjà réalisés dans un logement précis.

  • Période dominante : 1948-1974, avec 69,7 % des diagnostics du quartier. Ce poids situe l’essentiel du corpus dans cette génération de constructions, sans renseigner à lui seul sur leur performance actuelle.
  • Ancienneté du parc : 20,5 % des logements diagnostiqués datent d’avant 1948 et 90,2 % d’avant 1975. Ces deux indicateurs distinguent le bâti le plus ancien de l’ensemble des constructions antérieures à 1975.
  • Typologie : les maisons individuelles représentent 3,7 % du corpus, le reste correspondant à des appartements. La lecture des résultats du quartier porte donc avant tout sur cette dernière catégorie de logements.

Des étiquettes D et E majoritaires, avec 18,0 % de F et G

La distribution des étiquettes montre une concentration sur les classes D et E, avec respectivement 1 357 et 1 138 diagnostics. Les résultats les plus favorables sont peu présents dans le corpus : un diagnostic est classé A, huit sont classés B et 243 sont classés C. À l’autre extrémité, 322 diagnostics relèvent de la classe F et 282 de la classe G. Le total F et G fourni atteint 604 logements, soit 18,0 % des observations du quartier. Cette répartition invite à distinguer deux constats : les passoires énergétiques représentent une part notable des biens analysés, mais elles ne résument pas le profil de Montreuil. Le résultat propre à chaque logement reste déterminant, car une adresse située dans ce quartier peut correspondre à des étiquettes très différentes.

  • Classes A, B et C : respectivement 1, 8 et 243 diagnostics. Leur présence confirme que le corpus comprend aussi des logements mieux classés, même si ces étiquettes ne dominent pas la répartition.
  • Classes D et E : respectivement 1 357 et 1 138 diagnostics. Elles constituent le cœur du profil énergétique observé à Montreuil et doivent être prises en compte dans la lecture du marché local.
  • Classes F et G : respectivement 322 et 282 diagnostics, soit 604 logements au total. Leur proportion de 18,0 % se compare à 16,2 % pour l’ensemble de Versailles.

Des indicateurs énergétiques au-dessus des références de Versailles

Par rapport aux références communales, Montreuil présente une proportion plus élevée de logements classés F ou G : 18,0 %, contre 16,2 % à Versailles. La consommation médiane atteint également un niveau supérieur, à 247 kWh/m²/an contre 234 kWh/m²/an pour la ville. Le coût énergétique annuel médian estimé suit la même orientation : 1 188 € dans le quartier, contre 1 042 € à l’échelle communale. Les surfaces médianes sont proches, avec 54 m² à Montreuil et 53 m² à Versailles. Il s’agit ici de médianes, et non de moyennes, pour la consommation, le coût et la surface. Ces comparaisons décrivent des écarts entre les corpus, mais ne permettent pas d’en attribuer la cause à un équipement, à une technique constructive ou à un niveau de rénovation particulier.

Vendre à Montreuil : situer le bien sans le réduire au quartier

Pour préparer une vente à Montreuil, les données du quartier servent d’abord de point de comparaison. Un vendeur peut situer l’étiquette de son logement dans un environnement où les classes D et E sont les plus fréquentes et où 18,0 % des biens diagnostiqués relèvent des classes F ou G. La présentation du bien gagne néanmoins à rester centrée sur son propre DPE, sa consommation estimée et ses caractéristiques documentées. Le coût annuel médian de 1 188 € ne doit pas être présenté comme le coût attendu de n’importe quel appartement du quartier. De même, les données fournies ne permettent de quantifier ni une décote, ni une prime liée à une étiquette. Elles aident à préparer l’échange avec un acquéreur, mais ne déterminent pas la valeur du logement.

Louer à Montreuil : examiner le DPE et les estimations du logement

Dans un projet locatif, la lecture du DPE individuel permet de ne pas confondre le profil du quartier avec celui du logement proposé. La consommation médiane de 247 kWh/m²/an et le coût énergétique annuel médian estimé de 1 188 € donnent des repères locaux, pas une prévision de facture pour un locataire particulier. Pour un bailleur, la présence de 604 logements classés F ou G dans le corpus souligne l’intérêt d’identifier précisément la classe de son propre bien avant de préparer sa mise en location. Les faits disponibles ne comportent toutefois aucun cadre réglementaire permettant de conclure ici à son admissibilité locative. Ils ne décrivent pas non plus les travaux nécessaires. Ces points ne peuvent donc être tranchés à partir des seules statistiques de Montreuil.

Questions fréquentes

Montreuil compte-t-il davantage de passoires énergétiques que Versailles ?

Oui, dans le corpus analysé : les logements classés F ou G représentent 18,0 % des diagnostics de Montreuil, contre 16,2 % à Versailles. Cela correspond à 604 logements dans le quartier. Cette proportion supérieure à la référence communale ne signifie pas que tous les biens sont mal classés : les étiquettes D et E restent les plus représentées.

Quel type de logement domine dans les DPE de Montreuil ?

Les appartements dominent très largement, les maisons individuelles ne représentant que 3,7 % des biens diagnostiqués. La période de construction principale est 1948-1974, avec 69,7 % du corpus. Au total, 90,2 % des logements observés ont été construits avant 1975. Ces caractéristiques décrivent les diagnostics étudiés et ne renseignent pas, à elles seules, sur les rénovations réalisées.

Le montant de 1 188 € correspond-il à la facture d’un logement à Montreuil ?

Non. Les 1 188 € correspondent au coût énergétique annuel médian estimé dans le corpus du quartier, et non à la facture constatée ou garantie d’un logement précis. La référence communale est de 1 042 €. Pour une vente ou une location, ce repère doit rester distinct de l’estimation figurant dans le DPE individuel et des dépenses réellement supportées par l’occupant.

Sources officielles

Comparer des devis gratuits