DPE à Chantiers, Versailles : comprendre le bâti et les étiquettes du quartier

Publié le 13 septembre 2026 5 min de lecture

À Chantiers, 2 691 DPE géolocalisés éclairent le profil énergétique de ce quartier de Versailles, où le bâti ancien et les appartements dominent. La part des étiquettes F et G atteint 18,6 %, contre 16,2 % dans l’échantillon de la ville.

DPE à Chantiers, Versailles : comprendre le bâti et les étiquettes du quartier — Versailles

Le dossier énergétique de Chantiers repose sur 2 691 diagnostics de performance énergétique géolocalisés, issus d’un échantillon analysé de 15 000 DPE à Versailles. Ces observations permettent de décrire les logements diagnostiqués dans le quartier, de repérer les étiquettes les plus présentes et de comparer plusieurs indicateurs avec ceux de la commune. Elles ne constituent toutefois pas un inventaire exhaustif du parc résidentiel. Il faut donc lire les résultats comme le portrait de cet ensemble de diagnostics, et non comme une mesure individuelle applicable à chaque adresse. Pour un propriétaire, un acquéreur ou un candidat locataire, ce panorama donne surtout des points de comparaison : ancienneté du bâti, place des appartements, consommation estimée et fréquence des classes énergétiques les moins favorables.

Un quartier d’appartements où le bâti ancien domine

ÉtiquetteLogements diagnostiqués (Chantiers)Part du quartier
A00,0 %
B130,5 %
C50518,8 %
D89033,1 %
E78229,1 %
F32812,2 %
G1736,4 %
Source : ADEME, base DPE logements existants, diagnostics géolocalisés dans l'IRIS Chantiers (Versailles).

La période de construction la plus représentée à Chantiers est celle d’avant 1948, avec 40,8 % des diagnostics du quartier. En élargissant la lecture aux logements construits avant 1975, la proportion atteint 73,0 %. Le profil observé est donc majoritairement ancien, sans que cette ancienneté suffise à déterminer la performance énergétique de chaque bien. Les maisons individuelles représentent seulement 8,8 % de l’ensemble étudié, le reste correspondant à des appartements. La surface médiane est de 55 m², un repère utile pour comprendre le format des logements présents dans les données. Ces éléments décrivent la structure du parc diagnostiqué, mais ne renseignent ni l’état précis des bâtiments, ni les travaux déjà réalisés, ni les caractéristiques des équipements de chaque logement.

  • Avant 1948 : 40,8 % des diagnostics de Chantiers concernent cette période, qui constitue la catégorie de construction dominante. Ce repère historique ne doit pas être assimilé automatiquement à une mauvaise étiquette DPE.
  • Avant 1975 : 73,0 % des logements diagnostiqués relèvent de ce bâti ancien. Les données disponibles ne détaillent pas les performances énergétiques propres à chacune des périodes de construction.
  • Maisons individuelles : leur part est de 8,8 %, les appartements formant le reste de l’ensemble. La surface médiane de 55 m² complète ce portrait sans décrire la diversité des surfaces.

Les classes D et E structurent le profil énergétique

La répartition des étiquettes montre une présence particulièrement importante des classes D et E : elles comptent respectivement 890 et 782 diagnostics. La classe C rassemble 505 diagnostics, tandis que la classe B en compte 13 et qu’aucun diagnostic de l’ensemble analysé n’est classé A. Du côté des étiquettes les moins favorables, 328 diagnostics sont classés F et 173 sont classés G. Les passoires énergétiques F et G représentent ainsi 501 logements, soit 18,6 % du quartier étudié. Cette distribution appelle une lecture nuancée : Chantiers ne se résume pas à ses passoires, puisque la classe D est la plus fréquente. À l’inverse, la rareté des classes les plus favorables dans les données invite à vérifier précisément l’étiquette du bien envisagé, plutôt qu’à se fier à une impression générale.

  • Classes A et B : aucun diagnostic A et 13 diagnostics B sont recensés. Cette observation porte uniquement sur l’ensemble analysé et ne permet pas d’affirmer qu’aucun logement A n’existe dans le quartier.
  • Classes C, D et E : les effectifs sont de 505, 890 et 782 diagnostics. La classe D arrive en tête, suivie de la classe E, puis de la classe C.
  • Classes F et G : 328 diagnostics F et 173 diagnostics G composent les 501 passoires recensées. Leur part de 18,6 % constitue un indicateur collectif, pas une présomption sur une adresse particulière.

Plus de passoires qu’à Versailles, mais des médianes proches

La comparaison avec Versailles fait ressortir un contraste entre la fréquence des passoires et les valeurs médianes. À Chantiers, la part des classes F et G atteint 18,6 %, contre 16,2 % pour la ville entière dans les données étudiées. Pourtant, la consommation médiane du quartier, de 235 kWh/m²/an, reste très proche des 234 kWh/m²/an observés à Versailles. Le coût énergétique annuel médian estimé s’établit à 1 066 €, contre 1 042 € à l’échelle communale, avec une surface médiane de 55 m² contre 53 m². Enfin, la part du bâti d’avant 1948 est légèrement inférieure dans le quartier : 40,8 %, contre 41,1 %. La seule ancienneté de construction ne permet donc pas d’expliquer la différence de fréquence des passoires entre ces ensembles.

Vendre à Chantiers : situer le bien sans généraliser

Pour préparer une vente à Chantiers, le premier enjeu est de présenter le résultat propre au logement, puis de le replacer dans le contexte du quartier. Avec 890 diagnostics D et 782 diagnostics E, ces deux classes constituent les références les plus fréquentes de l’ensemble observé. Un vendeur peut utiliser cette répartition pour expliquer où se situe son bien, sans en déduire un effet chiffré sur sa valeur : aucune donnée de transaction n’est fournie. Si le logement est classé F ou G, il convient d’aborder clairement cette caractéristique plutôt que de la diluer dans les médianes locales. La lecture du diagnostic individuel et des caractéristiques effectivement documentées du bien doit guider les échanges, sans présenter l’ancienneté du bâtiment comme une explication suffisante de son étiquette.

Louer à Chantiers : examiner le diagnostic du logement

Dans un projet locatif, les indicateurs de Chantiers servent à préparer les questions à poser, mais ne remplacent pas l’examen du DPE du logement. La consommation médiane de 235 kWh/m²/an et le coût annuel médian estimé de 1 066 € donnent un cadre de comparaison, pas une prévision personnalisée de dépenses. Le bailleur gagne à distinguer explicitement les chiffres du quartier de ceux du bien proposé ; le candidat locataire peut ainsi comparer des informations rattachées au logement qu’il visite. La présence de 501 logements classés F ou G souligne également l’intérêt de vérifier l’étiquette exacte. En revanche, les statistiques fournies ne permettent pas de conclure à la possibilité juridique de louer un bien particulier : cette question nécessite une vérification distincte de sa situation et des règles applicables.

Questions fréquentes

Le quartier Chantiers est-il moins performant que Versailles ?

Il présente une part plus élevée de passoires F et G : 18,6 %, contre 16,2 % pour Versailles. Il serait néanmoins réducteur de résumer tous les indicateurs à ce constat. La consommation médiane est presque identique, à 235 kWh/m²/an contre 234 kWh/m²/an. Le quartier comporte davantage de diagnostics dans les classes les moins favorables, tout en conservant une valeur centrale de consommation proche de celle de la ville.

Les logements anciens de Chantiers sont-ils nécessairement classés F ou G ?

Non, les données ne permettent pas cette assimilation. Les logements d’avant 1948 représentent 40,8 % des diagnostics, tandis que les classes F et G en représentent 18,6 %. Aucun croisement entre période de construction et étiquette n’est fourni. On peut donc décrire un quartier au bâti majoritairement ancien, mais pas attribuer une classe énergétique à un logement sur la seule base de son âge.

Peut-on utiliser les 1 066 € médians pour estimer ses futures dépenses ?

Les 1 066 € correspondent au coût énergétique annuel médian estimé dans l’ensemble étudié à Chantiers, pas à un montant garanti pour un logement donné. La surface médiane est de 55 m², mais cela ne définit pas un bien type auquel appliquer automatiquement cette somme. Pour vendre ou louer, il faut privilégier les estimations du diagnostic individuel et conserver la médiane du quartier comme simple point de comparaison.

Sources officielles

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